Enjeux et objectifs

Un centre-ville embelli, apaisé et partagé

L’opération de redynamisation du centre-ville de Marseille, lancée officiellement le 7 mars 2019, par Martine Vassal, présidente de la Métropole Aix-Marseille-Provence, participe d’un projet d’urbanisme raisonné qui, à l’échelle métropolitaine, répond à deux objectifs complémentaires : améliorer le cadre de vie des habitants et renforcer le rayonnement de la plus vaste métropole de France. L’ensemble du territoire métropolitain, autant les villes que les villages, est concerné par cette stratégie d’aménagement globale et durable. Cependant, l’opération menée sur Marseille, la ville centre, se révèle essentielle pour l’attractivité métropolitaine. Cette requalification, réalisée avec les soutiens du Département des Bouches-du-Rhône et de la Ville de Marseille, s’inscrit d’ailleurs dans la continuité d’autres chantiers engagés simultanément par la Métropole pour rendre le cœur de la capitale régionale plus accueillant (réhabilitation du cours Lieutaud, réaménagement du boulevard du Jarret, création du boulevard urbain sud).

La première phase de travaux est programmée de mars à décembre 2019. Elle sera suivie de phases successives en 2020 et 2021. Au total, les aménagements portent sur 72 hectares de l’hyper centre marseillais, dont 22 hectares entièrement piétonnisés. Ces aménagements embelliront sensiblement le paysage urbain, favoriseront le partage d’un espace public propice à tous les usages, où cohabitent habitat, travail, tourisme, commerce et artisanat, les activités culturelles et de loisirs… Des lieux de vie où la circulation est apaisée au profit des piétons, des modes de déplacement doux et des transports en commun. Des rues et des places aérées et végétalisées. Un patrimoine architectural durablement valorisé. Un mobilier urbain, des éclairages et des revêtements des sols harmonieux. Une étape supplémentaire dans le déploiement d’une urbanité en phase avec les enjeux environnementaux du XXIe siècle, à la fois tournée vers l’avenir et respectueuse de l’identité et de l’histoire de ces quartiers.

Une large tranche achevée en décembre 2019

La requalification de l’hyper centre de Marseille a démarré simultanément sur le secteur Bourse (rue des Fabres, rue Bir Hakeim, place Gabriel Péri, rue Henri Barbusse) et sur les cours Jean Ballard et d’Estienne d’Orves. Puis ce sera le tour de la rue Beauvau, de la rue Pythéas, du bas de La Canebière, de la Grand Rue, de la rue Coutellerie, de la place du Général de Gaulle, du quartier de l’Opéra… En décembre 2019, cette première tranche sera achevée.

Pour une meilleure qualité de vie

Un centre-ville accessible et fluide

Le stationnement sera rationnalisé. Le maillage de la circulation permettra l’accès aux nombreux parkings souterrains.

400 places de stationnement en surface (y compris places de stationnement taxi) seront conservées.

440 places de stationnement supplémentaires seront réservées aux résidents dans les parkings du centre-ville et ce à des tarifs préférentiels.

280 places de stationnement seront affectées aux deux-roues motorisés dans les parkings du centre-ville.

Le réseau RTM a été repensé de manière à mieux répartir les flux de circulation. La desserte sera plus performante.

La nature en ville

La requalification permettra la création d’une véritable trame verte. Les ambiances paysagères varieront selon l’environnement urbain. Une alternance d’archipels de plantation, de promenades jardinées, d’alignements d’arbres.

L’objectif est de planter 450 arbres (en fonction des possibilités du sous-sol). Cette strate arborée sera composée de plus de 30 essences (érable, chêne, platane, marronnier, pin…). 

Place à la piétonnisation et aux modes de déplacement doux

Grâce à cette requalification, les zones piétonnes et partagées vont sensiblement augmenter. Sur 22 hectares, de part et d’autre du Vieux-Port et en remontant La Canebière, un large périmètre de déambulation se dessine ainsi.

Dans les rues encore ouvertes aux véhicules à moteur, la vitesse ne dépassera pas les 30 km/h. Les modes de transport doux pourront donc circuler dans tout l’hyper centre en toute sécurité. Les aménagements intensifieront la continuité des liaisons cyclables à travers la ville.

Un espace harmonieux et un patrimoine valorisé

Le périmètre concerné est intégré dans une Aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine (AVAP). Cet outil réglementaire de protection des patrimoines culturels, architecturaux, urbains, paysagers et historiques prend en compte les enjeux environnementaux. La requalification s’inscrit dans cette démarche de valorisation des monuments historiques, des lieux emblématiques et du patrimoine remarquable du centre-ville. Elle favorise également l’homogénéisation de l’ensemble des façades et plus généralement encore l’harmonisation de la relation entre espaces bâtis et non bâtis.

Sur les 72 hectares d’espaces publics requalifiés, les aménagements, le revêtement des sols, le mobiliers, l’éclairage, souligneront cette cohérence et cette continuité. 

Les fruits de la concertation publique

Les échanges préalables avec les riverains et les usagers ont permis d’améliorer le projet initial.

  • Pour compenser la réduction du nombre de places de stationnement sur la voirie, les résidents bénéficieront d’un quota de places réservées dans les parkings du centre-ville et ce à un tarif préférentiel.
  • Dans la mesure du possible, les travaux sur les zones de terrasses seront réalisés en période hivernale et en concertation avec les commerçants concernés.
  • Consciente des désagréments que peuvent engendrer ces travaux, la Métropole crée une commission d’indemnisation à l’amiable afin d’évaluer les préjudices commerciaux des commerçants et artisans riverains du chantier.
  • La place du vélo a été réaffirmée.
  • Sollicitée sur la question du traitement des déchets, la Métropole Aix-Marseille-Provence a souhaité accélérer la mise en place de conteneurs enterrés, notamment pour le tri sélectif.
  • L’ensemble de la place du Général de Gaulle est désormais concerné par cette requalification.
  • À la demande des habitants les revêtements sont moins « sensibles » à la saleté.